GIL PIDOUX

Homme de mots, de la parole et des couleurs, Gil Pidoux  transcrit son regard du monde avec tendresse.  Il résiste à la noirceur avec plume et pinceaux.  Révolté face au mépris envers les hommes, il reste émerveillé de la vie.  «Les crépuscules mènent à l’aube».

Gil Pidoux, aîné de 5 enfants, est né en 1938 dans la Cité à Lausanne. Son père, l’aquarelliste Bernard Pidoux, était maître de dessin. La filiation s’est transmise comme par capillarité, par l’école du regard et l’apprentissage de la patience et de la passion. Tempérament bien vaudois, sens de la durée et de la fidélité, lenteur feinte et goût de l’observation du flâneur actif.

 

Dès 8 ans il imagine des romans. Il n’a jamais cessé d’écrire depuis.

 

A l’adolescence, Gil Pidoux participe aux émissions de Radio-Lausanne animée par Oncle Francis. Activité qu’il professionnalisera au sein de la troupe Radio-Théâtre et plus tard par de nombreuses lectures à l’antenne.

 

Après des études d’art dramatique au Conservatoire de Lausanne et à L’Ecole des beaux-arts, il consacre sa vie au théâtre et occupe, parfois parallèlement, presque toutes les fonctions exigées par cet art : comédien, metteur en scène, adaptateur, dramaturge, décorateur.

Parallèlement au théâtre, Gil Pidoux pratique son goût de l’observation avec la plume du poète et du nouvelliste ou les pinceaux du peintre, les ciseaux de l’illustrateur.

 

Il crée, rêve, du bout des doigts. Dans sa cuisine ou près du feu, des dessins, des collages. Dans le train, des récits ferroviaires, nouvelles rassemblées sous le titre Compartiments d’imaginaire 1992, prix Citroën.

 

Il expose ses tableaux et publie de nombreux ouvrages. Des recueils de poésies, comme Notre Dame du haut vertige 1976, Permission d’être 1978, Dédicace de l’aube 1992, Des histoires de nuages 1996, des nouvelles, dont Les Veuves 1998, des romans, Petite Ondine 1998. Il reçoit la médaille d’or de la Renaissance française en 1997.

 

Ses phrases sont brèves, incisives. Gil Pidoux a le sens du croquis littéraire, du lettrage.

Sa prose et ses «court-métrages» parlent le plus souvent de ses semblables. Il aime les rencontres, les êtres, particulièrement les arbres, mobiles et secrets, auxquels il consacre 3 ouvrages.

 

Habitant une magnifique campagne, il voisine avec les renards, les belettes, les chevreuils ou oiseaux de tous plumages. Excellents voisins qui lui ont donné l’envie du Bestiaire innocent, un hommage à la gent animale.

Publié en 2012, Bestiaire Innocent est un recueil de poèmes, atypique et malicieux. Gil Pidoux y évoque aussi de drôles de zèbres en tout genre, de la chèvre à la sardine, en passant par le pou, l’arrosoir et le tabouret.

En interprétant ses textes Gil Pidoux marie avec gaieté la poésie et le théâtre, ses patientes passions.

L’exposition «Du théâtre à la plume. De la plume au pinceau» est un ensemble de cadres où dessins, collages, textes et figurines se mêlent en une multitude d’Identités particulières et insolites.

Gil Pidoux nous incite à changer de perspective, de cadre de vie.